La linguistique a pour objet l'étude scientifique des langues ; elle saisit dans les manifestations qu'en sont les langues un phénomène aux aspects multiples, le langage.
Le langage se présente à nous, extérieurement, comme un instrument de communication entre les hommes ; il apparaît partout où des hommes vivent en société, et il n'existe pas de langage qui soit pratiqué sans servir de moyen de communication.
Le langage est très divers dans ses manifestations : il se réalise sous des formes extrêmement variées, dénommées en français, suivant les cas, langues, dialectes, patois, parlers, jargons, argots.
Mais il est un en son principe, et représente une fonction humaine : il repose sur l'association de contenus de pensée à des sons produits par la parole. Cette association délimite le sens le plus étroit et le plus précis du mot «langage», dont on fait aussi un emploi plus large. Étant moyen de communication, le langage se situe en effet dans l'ensemble des signes servant à communiquer plus ou moins conventionnellement des significations qui intéressent n'importe lequel de nos sens : à chaque sens peut alors correspondre un ordre de langage, dit auditif s'il s'adresse à l'oreille, visuel s'il s'adresse à la vue, etc., une signification convenue s'attachant à des sons, à des objets visibles, etc.
Mais les possibilités de communication sont très inégales pour les différents sens. Le langage visuel et le langage auditif ont une place toute particulière. Le geste, utilisé pour soutenir le discours de son expressivité propre, a même fourni le principe d'un système complet de communication pour les sourds-muets, ainsi que des codes conventionnels servant aux relations entre peuplades d'appartenances linguistiques diverses, par exemple dans les grandes plaines de l'Amérique du Nord. Une autre forme de langage visuel est la communication par images, qui se réalise dans les histoires sans paroles (comme certaines images d'Épinal) et dans des représentations symboliques servant de messages, tels les destins utilisés comme symboles sentimentaux par les jeunes filles chez les Youkaguirs de Sibérie.
C'est au langage auditif que les sociétés humaines ont accordé la plus grande extension. Des bruits significatifs peuvent être provoqués pour des significations simples par l'utilisation de divers instruments et appareils ; de ce principe dérivent les langages tambourinés très répandus chez les nègres d'Afrique, ou la transmission de messages par tambours xylophones dans le nord-ouest de l'Amazonie, et toutes les formes de sonneries et d'appels en usage dans les sociétés modernes. Mais si le langage auditif est le plus important, c'est qu'il fait intervenir les sons que l'homme produit en faisant vibrer la masse d'air qu'il déplace dans la respiration. Il existe dans certaines sociétés un véritable langage sifflé : ainsi chez les Indiens Mazatec du Mexique, et chez certaines peuplades noires d'Afrique ; mais l'essentiel est l'existence d'un langage « parlé », dont le fonctionnement consiste dans l'émission et dans la réception de sons produits par l'acte de la parole. C'est ce « langage », au sens le plus courant du terme, qui est l'objet de la linguistique ; on parle aussi, cependant, de « linguistique gestuelle ».
Le langage auditif fondé sur la parole a lui-même suscité un langage visuel qui n'en est que la représentation graphique et qui n'a rien de commun avec le langage visuel évoqué plus haut. Ce langage visuel, l'écriture, est un système conventionnel et très variable pour associer des figurations graphiques aux réalisations phoniques de la parole.
Toutes les formes de langage existent concurremment : pour appeler quelqu'un, un même individu peut utiliser soit des phrases, soit diverses formes de cris ou sifflements d'appel, soit des gestes significatifs.
Le langage apparaît comme une institution sociale d'un type particulier, fondée sur l'utilisation de la parole pour la communication des pensées.
L'étude du langage entre, du fait des conditions sociales dans lesquelles il fonctionne et évolue, dans le cadre de la sociologie, étude scientifique des sociétés. L'étude des langues vues sous cet angle est la sociolinguistique.
D'autre part, le langage entre dans l'ensemble des systèmes de signes ; la linguistique s'intègre dans une science particulière qui a pour objet le fonctionnement des signes dans les sociétés, la sémiologie. Cette science, après avoir suscité des contributions philosophiques, s'est constituée comme une sémantique élargie, selon les méthodes de l'analyse linguistique moderne.
Le langage, système de signes exprimant des idées, est lié à l'activité psychique : il entre dansl'objet de la psychologie, et la psycholinguistique suscite aujourd'hui des recherches
La linguistique a pour objet l'étude scientifique des langues ; elle saisit dans les manifestations qu'en sont les langues un phénomène aux aspects multiples, le langage.
Le langage se présente à nous, extérieurement, comme un instrument de communication entre les hommes ; il apparaît partout où des hommes vivent en société, et il n'existe pas de langage qui soit pratiqué sans servir de moyen de communication.
Le langage est très divers dans ses manifestations : il se réalise sous des formes extrêmement variées, dénommées en français, suivant les cas, langues, dialectes, patois, parlers, jargons, argots.
Mais il est un en son principe, et représente une fonction humaine : il repose sur l'association de contenus de pensée à des sons produits par la parole. Cette association délimite le sens le plus étroit et le plus précis du mot «langage», dont on fait aussi un emploi plus large. Étant moyen de communication, le langage se situe en effet dans l'ensemble des signes servant à communiquer plus ou moins conventionnellement des significations qui intéressent n'importe lequel de nos sens : à chaque sens peut alors correspondre un ordre de langage, dit auditif s'il s'adresse à l'oreille, visuel s'il s'adresse à la vue, etc., une signification convenue s'attachant à des sons, à des objets visibles, etc.
Mais les possibilités de communication sont très inégales pour les différents sens. Le langage visuel et le langage auditif ont une place toute particulière. Le geste, utilisé pour soutenir le discours de son expressivité propre, a même fourni le principe d'un système complet de communication pour les sourds-muets, ainsi que des codes conventionnels servant aux relations entre peuplades d'appartenances linguistiques diverses, par exemple dans les grandes plaines de l'Amérique du Nord. Une autre forme de langage visuel est la communication par images, qui se réalise dans les histoires sans paroles (comme certaines images d'Épinal) et dans des représentations symboliques servant de messages, tels les destins utilisés comme symboles sentimentaux par les jeunes filles chez les Youkaguirs de Sibérie.
C'est au langage auditif que les sociétés humaines ont accordé la plus grande extension. Des bruits significatifs peuvent être provoqués pour des significations simples par l'utilisation de divers instruments et appareils ; de ce principe dérivent les langages tambourinés très répandus chez les nègres d'Afrique, ou la transmission de messages par tambours xylophones dans le nord-ouest de l'Amazonie, et toutes les formes de sonneries et d'appels en usage dans les sociétés modernes. Mais si le langage auditif est le plus important, c'est qu'il fait intervenir les sons que l'homme produit en faisant vibrer la masse d'air qu'il déplace dans la respiration. Il existe dans certaines sociétés un véritable langage sifflé : ainsi chez les Indiens Mazatec du Mexique, et chez certaines peuplades noires d'Afrique ; mais l'essentiel est l'existence d'un langage « parlé », dont le fonctionnement consiste dans l'émission et dans la réception de sons produits par l'acte de la parole. C'est ce « langage », au sens le plus courant du terme, qui est l'objet de la linguistique ; on parle aussi, cependant, de « linguistique gestuelle ».
Le langage auditif fondé sur la parole a lui-même suscité un langage visuel qui n'en est que la représentation graphique et qui n'a rien de commun avec le langage visuel évoqué plus haut. Ce langage visuel, l'écriture, est un système conventionnel et très variable pour associer des figurations graphiques aux réalisations phoniques de la parole.
Toutes les formes de langage existent concurremment : pour appeler quelqu'un, un même individu peut utiliser soit des phrases, soit diverses formes de cris ou sifflements d'appel, soit des gestes significatifs.
Le langage apparaît comme une institution sociale d'un type particulier, fondée sur l'utilisation de la parole pour la communication des pensées.
L'étude du langage entre, du fait des conditions sociales dans lesquelles il fonctionne et évolue, dans le cadre de la sociologie, étude scientifique des sociétés. L'étude des langues vues sous cet angle est la sociolinguistique.
D'autre part, le langage entre dans l'ensemble des systèmes de signes ; la linguistique s'intègre dans une science particulière qui a pour objet le fonctionnement des signes dans les sociétés, la sémiologie. Cette science, après avoir suscité des contributions philosophiques, s'est constituée comme une sémantique élargie, selon les méthodes de l'analyse linguistique moderne.
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